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                                  (merci Ella, pour cette photo d'une rose de ton jardin)

Au dernier soir de mes 43 ans, je me suis endormie sereine quoique impatiente des festivités à venir, pour me réveiller quelques instants plus tard, incrédule, sonnée, anéantie.

Comme elle est vraie, cette publicité pour la sécurité routière, qui décrit la détresse des familles à l'annonce de l'inéluctable. La peine a balayé les envies de fête. Longtemps.

Je n'ai jamais eu 44 ans.

Toute cette année n'aura été qu'une interminable suite de premières fois "sans", de sourires qui se crispent, de regards qui se perdent à l'horizon, de coeurs qui pèsent lourd. Emaillée, toutefois, de bienvenus rires d'enfants. D'éclats de rire, de complicités nouvelles ou retrouvées.

Petit à petit, les larmes ont séché. La peine est restée, plus sourde, non moins profonde. Mais la vie a repris le dessus. La vie, l'envie, les rêves, les petits bonheurs et les grandes joies. Mes regrets ont cédé le pas aux projets.

Aujourd'hui, j'ai 45 ans.

45

 

Je mesure la chance qui est la mienne.

Je mesure la force de celui qui a été à nos côtés, inlassablement, au fil des mois. Son amour, son dévouement.

Je mesure l'importance de vivre chaque instant de bonheur, chaque moment de grâce, avec intensité et légèreté, l'un n'excluant pas l'autre.

Aujourd'hui, j'ai eu 45 ans. Et j'entends bien en profiter.

 

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