C'était il y a déjà quelques années. Une amitié de 30 ans volait en éclats, une amitié de 30 ans faisait les gros titres de la presse. Une amitié de 30 ans faisait les frais d'une campagne électorale.

J'ai regardé autour de moi, parmi mes proches. Je me suis demandé si avec de l'argent ou du pouvoir en jeu certains seraient prêts à tout.

Mais Non ! personne autour de moi. IMPOSSIBLE !!!
Je le pensais alors.
Parce que j'ai des amis, des vrais. 
J'ai des amis depuis l'enfance, des amis qui ont su me trouver à chaque fois qu'ils avaient besoin d'aide, de soutien, d'un conseil.
Des amis avec lesquels j'ai partagé les joies et les peines, des amis à qui j'ai ouvert mon coeur.

Et pourtant.
Je dois avouer qu'à 46 ans, la vie m'en apprend encore.

J'ai (enfin, j'avais désormais) des proches (de leur portefeuille, en fait) qui sont finalement bien loin du sens moral qui est le mien. Des personnes qui ne connaissent que leur propre intérêt. Des personnes sans intérêt, du coup.
De ces personnes qui s'estiment supérieures aux autres, parce qu'elles sont perchées sur un gros portefeuille.
Le leur ? Même pas, celui que leurs parents ont constitué pour eux. Ils ont du mal à nous voir, du haut de leur piédestal.
C'est qu'ils ont la vue basse, assommés qu'ils sont de leur suffisance, leur arrogance, leur mesquinerie...
Aveuglés par leur connerie.

Ces gens-là sont capables de vous appeler au lendemain d'un événement tragique, en plein deuil, pour vous proposer de passer quelques jours dans un gîte qui leur appartient et qui n'est pas encore ouvert au public. "ça nous fera plaisir, vous nous direz ce qu'on peut améliorer, allez venez, c'est à nous que ça rendra service."
A la veille de notre arrivée, ils préciseront, quand même, qu'il faudrait prévoir 150 € "pour les frais". Un peu douchés (tant qu'à payer, autant choisir sa destination, non ?), on fera l'effort. Pour les enfants, qui n'auraient pas compris.
Le lendemain de notre départ, on apprendra qu'on nous reproche notre manque de savoir-vivre. "Ils n'ont même pas offert un bouquet de fleurs".
Pour 150 €, j'ai une petite idée de l'endroit où ils peuvent se les mettre, leurs fleurs... 

On a tenu, quand même, nos engagements. Malgré notre déception. On a essayé de ne pas leur en vouloir. J'ai essayé de ne pas leur en vouloir. Après tout, c'est mon ami d'enfance, je le connais depuis plus de 40 ans. On s'est dit avec Nat qu'ils étaient des enfants gâtés, trop gâtés sûrement. Et puis, moi, l'amitié, je n'y renonce pas comme ça, d'un claquement de doigts. Je suis du genre fidèle. 

Mais pas fidèle au point de ne pas tirer un trait le jour où vraiment les bornes de l'indécence sont dépassées. 

Ces bornes, celui qui était mon ami depuis toujours les a passées.
Lui, et sa femme, dans un même élan de malfaisance. Allègrement, sans honte.
ça fait mal, parce que ce n'est fait que pour nuire. 
C'est maladroit et mal monté, c'est sans fondement parce que je n'ai rien à me reprocher.
C'est stupide, parce que j'ai démonté l'attaque en quelques minutes.

Mais ça reste une attaque. Violente.
C'est une plainte contre moi, une plainte qui n'a pas abouti, une plainte qui lui a même valu de la part de celui qui l'a instruite un rappel de la définition de la dénonciation calomnieuse.
Une plainte ridicule, certes, et mensongère, malhonnête, mais l'intention était là.

Et ça me laisse un sentiment d'écoeurement et de tristesse. 

J'en reste là, parce que je ne veux pas leur donner plus d'importance qu'ils n'en ont dans ma vie, c'est à dire aucune désormais.
Je les laisse au vide de leur inhumanité, de leur amoralité. 

Je tourne cette page d'une amitié de 40 ans. 

Sans regret. Définitivement. 

Marc

 

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Que puis-je ajouter aux paroles de Marc ? 
Je partage sa vie depuis plus de 11 ans. 
Je connais ses qualités, je sais l'homme qu'il est. 

Cette attaque brutale et injustifiée, cette trahison, cette désaffection, je n'en suis pas surprise.

Marc est tellement droit qu'il ne saurait imaginer qu'il n'en soit pas de même de ceux qu'il aime.
Il souffre des entailles que lui portent ceux qui profitent de sa gentillesse, de cette bonne volonté qu'il met toujours au service des autres, et particulièrement de ses proches. 

Mais depuis que nous sommes entrés dans sa vie, Théo, Salomé et moi, j'ai cette prétention de croire qu'il a trouvé une certaine forme de bonheur, d'harmonie, de sérénité. Marc profite d'une famille qu'il a fait sienne et construite.
Il a moins de temps pour les autres, n'est plus corvéable et taillable à merci. Il se recentre sur ceux qu'il aime et qui l'aiment.
Alors, il devient moins intéressant pour ceux qui ne sont qu'intéressés. 

Au fil du temps, on a vu disparaitre les profiteurs. Ceux qui avaient toujours besoin d'un conseil, d'un papier à remplir, de lui prendre son temps.

Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie.
Celle de l'ignominie, celle d'une dénonciation calomnieuse. 
Sans succès.

L'innocence de Marc a été reconnue. Elle n'a même jamais été mise en doute. Dès l'instant où le courrier de "son ami" est arrivé dans les mains d'une autorité compétente, tout a été clair. Heureusement.

Il reste pour Marc cette blessure d'une amitié trahie sur l'autel de la jalousie. Je n'oublierai pas (et lui non plus)

#CodePénal226-10 Clic

Natalie