Fiers
Pour plusieurs civilisations anciennes, notament en Chine, il ne fallait surtout pas s'extasier sur les enfants, car le risque était alors grand, croyait on, d'attirer le mauvais sort.
Je ne suis pas superstitieuse (ça porte malheur), mais bon, dans le doute et par prudence, je ne dirai pas notre fierté d'être les parents de Romeo à chaque bilan scolaire.
Je ne dirai pas qu'au deuxième trimestre, il nous a ramené à signer un 9/10 en lecture, un autre 9/10 en compréhension de texte, un 20/20 en orthographe, un 19.5/20 en conjugaison, un 19.5/20 en maths, et un 20/20 en conjugaison. Ces deux dernières notes assorties d'un Bravo ! de sa maitresse.
Je ne dirai pas à quel point nous sommes fiers et heureux de le voir aussi avide d'apprendre.
Je ne dirai pas comme cet enfant nous épate jour après jour.
Je ne dirai pas à quel point nous l'aimons. On ne sait jamais.
amor omnia vincit
Amor omnia vincit m'écrit souvent une amie. Soit l'amour triomphe de tout.
J'aime cette citation (de Virgile, je crois), et j'aime qu'elle se vérifie.
Aujourd'hui, cinq personnes ont dit oui à l'amour.
Salomé a dit oui.
Théo a dit oui.
Marc a dit oui.
La Procureur de la République a dit oui.
La juge a dit oui.
On ne m'a pas demandé mon avis, mais mon coeur criait oui.
Le crayon de la greffière a couru sur le papier pour enregistrer chaque oui.
Aujourd'hui, Marc est devenu le père de mes quatre enfants. Il l'était déjà par le coeur, il l'est devenu aux yeux de la Loi.

Rêver en couleurs
J'avais rêvé dans la tourmente de m'envoler en fin d'année vers des contrées moins grises.
J'avais rêvé d'un sapin ailleurs, d'idées nouvelles, de cotillons pas Bourguignons.
J'avais rêvé de changer d'air, d'habitudes, de coutumes.
Mais certains rêves n'ont pas vocation à se concrétiser.
2011 s'en est enfin allé, et 2012 nous a trouvé fatigués.
L'hiver qui tarde à céder le pas, ce froid dans nos coeurs qui pâlit nos joies et nous laisse négliger les sourires de la vie. Et les rêves qu'on n'ose plus formuler, parce que la tristesse recouvre l'espoir, que tout est aussi gris que le ciel, qu'après les drames c'est la maladie qui frappe à notre porte, maladie certes pas létale, mais néanmoins optimismocide (oui, je sais que le mot n'existe pas, optimismophage non plus).
De tous mes rêves, le plus prégnant, le plus redondant, est sans conteste celui qui porte mes pas au Sud, près du Tage.

sur les pavés de marbre et de basalte lisboètes,


pour un déjeuner, ou plusieurs, en terrasse,

Dans mes rêves, je me promène à pas léger dans le centre ville historique, Rossio, Chiado...

Dans mes rêves, je prends le tram aux banquettes de cuir et de bois,


Dans mes rêves, les façades sont roses, bleues, jaunes, et reflètent la lumière du soleil


Alors un vendredi matin de février, Marc m'a offert mes rêves. Deux billets d'avion, une prima Madalena complice qui nous a accueilli au terminal 1 (private joke) et ouvert la porte de sa toute nouvelle maison, et Lisbonne est à nous pour 4 jours, l'esprit libre et le coeur léger.
Parce que l'aîné de nos enfants dispose d'une bonne provision de pizzas et hamburgers (et même d'un pack de bières, dieu qu'il a grandi celui-là) à la maison, que sa cadette est chez sa cop' Marion pour le week-end puis chez Mamie Rosy et un Papi Michel à l'humour... salomesque, que les deux plus jeunes sont chez Mamilène où ils seront chevaliers, cascadeurs, rois du monde...
Et quand un rêve est offert, on ne boude pas son plaisir. Alors...

Alors pendant quatre jours, on a déambulé dans la ville, mangé des gâteaux, pris le train, marché, marché, encore marché (et on a adoré), pris le tram (parce que bon, on a adoré, mais on a fatigué, aussi, et puis la balade en tram faisait partie de ce qu'on s'était promis de refaire), visité des églises avec des vrais gens dedans, mangé des gâteaux. On est retourné à Sintra, pris le temps d'en visiter le palacio national, mangé des gâteaux et enchaîné avec un tour de calèche qui nous a ouvert de nouveaux rêves à base de "si on gagne à l'Euromillions, on achète la blanche avec les fenêtres bleues, non la rose, non la grande jaune..." (bon, on a joué, on n'a pas gagné), mangé des gâteaux, encore. Et puis on a câliné Beatriz, chahuté Diogo, parlé et encore parlé avec Madalena, dîné avec ma tante Constance. On a marché jusqu'au bord de l'eau, pour sentir le sel. On a jeté des miettes aux pigeons, regardé les mouettes en ville, mangé des gâteaux. Des queijadas à "Piriquita" à Sintra, des pasteis de nata à "pasteis de Belem" à Lisbonne, d'autres dont j'ai oublié le nom, avec de la crème, de l'amande, ou du jaune d'oeuf. On s'est régalé et j'ai pris 4 kilos.
Certains rêves ont finalement vocation à se réaliser. Je vais donc continuer de rêver, encore et encore.
* photos trouvées sur le net, parce qu'on y est allé pour vivre l'instant, pas pour prendre des photos.
Vie est son nom
C'est une déjà longue histoire que celle qui me lie à sa maman. J'attendais Oscar et lui cherchais un prénom. Elle était jeune maman et fourmillait d'idées sur la question. Et pas seulement. Sur le forum de Top Famille où nous nous sommes croisées, elle était ZoéFleur, j'étais Mimosa (oui famille, je sais que c'était le nom du chat d'alors).
Notre première rencontre a été une évidence, nous nous sommes reconnues. Nos maris, nos enfants, de même. Je garde de ces moments passés ensemble une sensation de douceur. On était bien, tout simplement.
Ce matin, notre amie Agnès a donné naissance à son troisième enfant. Une magnifique petite fille prénommée Eve. Un prénom qui veut dire vie, comme celui de sa grande sœur Zoé.

C'est pour elle et les siens - Jérôme son mari, Zoé la grande soeur, Eloi le frère devenu grand - une intense émotion et une joie sans pareille que la venue de cette enfant tant attendue (d'autant que la coquine se sera réellement laissée esperer, dépassant quelque peu la date initialement prévue).
C'en est une aussi pour notre famille. Cette petite fille prénommée vie, nous avons appris sa conception au lendemain d'un deuil cruel. Une annonce bienvenue qui nous signifiait que la vie continue ; au plus profond de notre peine il nous fallait savoir que la joie petit à petit renaîtrait.
Bienvenue à toi, petite Eve bien nommée.
La regarder grandir...
Et chercher dans l'ado d'aujourd'hui l'enfant d'hier,
S'étonner chaque jour de sa force, de sa résilience. Elle est certainement la moins fragile de mes enfants, celle qui trace sa route de coups de gueule en fous rires, qui trouve le chemin du bonheur à chaque relief du paysage.
S'émerveiller de sa faculté à trouver la beauté dans la macro comme dans l'infinitésimal. Parce que son oeil s'arrête aussi bien sur la lumière d'un matin d'hiver que sur le jeu d'un pollen dans un rayon de soleil. Parce que pour elle, la lune est aussi belle qu'un cristal de givre au bord de la fenêtre, parce qu'elle voit danser dans les flammes bien plus que les couleurs du jardin.
Savourer l'apaisement de sa relation à son aîné... et râler de les voir passer autant de temps sur la console, tout en savourant le plaisir de les entendre rire ensemble.
S'attendrir (ou s'agacer, c'est selon l'intensité du moment) de la voir encadrer - parfois fermement, parfois si tendrement - ses cadets.
Regretter un peu qu'elle ait hérité de cette retenue familiale qui garde souvent les filles un peu loin des bras de leur mère. Compenser, en prenant le temps de lui lisser les cheveux le matin, parce que c'est toujours un contact, et qu'après tant d'années où elle n'a pas aimé qu'on lui touche les cheveux, elle se laisse capillo-apprivoiser. Un peu. Lui laisser la place pour un câlin, favoriser les échanges, et savourer chaque attention. Se dire qu'on est finalement complices, et juste savourer l'instant.
Partager ses préoccupations. Échanger des idées. Bavarder de tout de rien, et se dire qu'elle a déménagé sans préavis de cette planète étrange qu'elle consentait parfois à quitter pour y retourner derechef. Cet univers dont nous n'avions pas la clé et qui nous faisait parfois penser qu'une alien vivait sous notre toit. Elle en a gardé le goût de la fantaisie, mais s'est solidement ancrée dans la réalité.
Transmettre à tour de bras, puisqu'elle est demandeuse. L'écouter transmettre à son tour. Voir se dessiner la femme. Apprécier ses qualités et se dire que ses enfants auront une super maman.
Sourire de la voir heureuse. Souffrir de la savoir parfois mélancolique. Rire de la voir rire avec ses amies (glousser ?) et ceux qui l'aiment.
Rager du silence de ceux qui devraient être à ses côtés et l'oublient dans l'épreuve. Et mesurer l'importance de ceux qui la soutiennent et l'aiment sans faillir.
Et puis juste, l'aimer.
L'aimer d'un amour fou, irraisonné, qui gonfle le coeur et donne envie d'aligner tous les clichés du monde. L'aimer, sans justification, sans retenue, ni explication. L'aimer au delà des ressemblances et des différences.
Elle illumine nos vies, elle est la vie. Fantasque et raisonnable, notre Salomé qui aime le chocolat, mais pas en gâteaux, qui aime les chats et les oiseaux. Avide de vivre. Nonchalante et vive. Romantique. Et bien plus encore.

Elle a eu 15 ans ce 10 janvier. Discrètement.
Je la regarde grandir, et je l'aime.
Théo a sa niqab
Eh, oui... Quelle surprise pour le Père Noël !!!
Mais Théo a souhaité, ardemment, se cacher le visage. Pour ne pas être vu !

Voyons point par point sa transformation :
Notre fille est nulle en math
Salomé s'est autoproclamée nulle en maths. C'est comme ça. Les inéquations, ça encore elle maitrise, nous dit-elle, mais le reste... Surtout, que nous ne nous attendions pas à un bon bulletin, parce que ça va être la cata, nous a-t-elle seriné tout au long de ce premier trimestre de seconde. Surtout que ce ne sont pas les matières littéraires qui vont relever le niveau, entre une incompréhension linguistique avérée et une orthographe plus qu'aléatoire.
Assez désinvoltes au niveau des résultats scolaires, nous souvenant de notre propre scolarité pas toujours homogène, nous nous sommes préparés au désastre annoncé. Après tout, elle a une année d'avance, au pire elle redoublera.
Et effectivement, un 5 de moyenne en Anglais, un 8.42 en Espagnol (trop de bavardages en court ce qui nuit au travail et à la concentration... sur quel bulletin ai-je bien pu lire ça 30 ans auparavant ?), même si ce ne sont pas les plus basses moyennes de la classe... oups.
Les autres matières dites littéraires ? Sciences et vie de la terre, littérature et société, histoire, géographie, français, sciences économiques et sociales : 12.035 de moyenne générale.
Bon, peut mieux faire, peut-être, mais pas si mal. Dommage que les matières scientifiques viennent baisser la note générale.
Comment ? 14.5 en physique-chimie (travail régulier et présence perceptible, continuez ainsi) et 17.5 en mathématiques (du sérieux, de la motivation, c'est excellent).
Ah ok. Salomé est nulle en maths, donc.
Et bien je pense que nous allons nous en contenter.
Et si j'ai bien compris le fonctionnement de ma choupette : Alors, Salomé, surtout, on ne t'aime pas du tout, on n'est pas du tout fiers de toi.
Par contre, pour les langues, ça nous va très bien et on ne va pas du tout te trouver un prof particulier pour remonter la pente.
juste place
"Tu te poses trop de questions. Arrêêêête", elle m'a dit, ma copinaute. Avec son petit air de lever les yeux au ciel (si, si, je suis sure que de l'autre côté de son écran, face à son clavier, elle a soupiré d'exaspération avant de venir poser sur mes égratignures un torrents de mots choisis qui sont autant de baumes).
Elles sont quelques unes, précieuses, à travers la blogosphère, à poser jour après jour leurs pansements enduits de compassion, de sororité, d'empathie, à badigeonner de leur amitié les petites plaies que parfois je me plais à gratter.
Je me réchauffe de rires virtuels, leurs mots sont le châle tout doux dont je ceins mes épaules quand mes pensées s'accordent à la grisaille ambiante. Les fofolles, les posées, les toutes douces et les rugueuses, les guimauves, les inaltérables, les rigolottes, les classiques et les fashions, celles qui n'en ont rien à faire de l'étiquette et celles qui mesurent la taille de l'ourlet, celles qui ne sont rien de cela, ou tout à la fois, mais pas en même temps, quoique... Elles sont mes rayons de soleil dans une Bourgogne moche, triste, humide (nan, j'aime pas l'automne. Et encore moins l'hiver qui se profile). Pis j'aime pas la Bourgnogne, mais j'ai pas le choix donc je fais avec.
Alors je me laisse porter par leur positivité, comme je me laisse bercer par cette certitude d'être aimée des miens.
Et je m'en vais chercher au fil du quotidien la réponse du moment à l'éternel questionnement du "suis-je à ma juste place ?" Ou pas. Parce que finalement, c'est quand je ne cherche pas de réponse que j'en trouve.
Un après-midi, à la terrasse du salon de thé, je glisse ma chaise un peu plus à gauche, pour capter un rayon de soleil et sentir le long de mon épaule celle de mon mari qui feuillette AutoRetro (à moins que ce ne soit RetroViseur), et tout en sirotant un café presque froid, j'écoute les petites voix de Romeo et Oscar qui savourent leur atelier-cuisine... et je sais que je suis à la juste place.
Un samedi bien avant l'aube, encore engourdie de sommeil, je me glisse sans bruit dans l'Alfa, j'attends d'être au bout de la rue pour monter le son. Je roule dans la nuit qui doucement cède le pas au jour, je vais chercher mon fils. Et lorsqu'il s'affale sur le siège avant pour commencer sa nuit, son sourire confiant me dit que je suis à la juste place.
Un dimanche matin, les mains dans la farine, le beurre et le sucre, je vois les yeux gourmands d'Oscar, ses petits doigts sur les emporte-pièces. Les sablés s'empilent, et je sais que je suis à ma juste place.
Un mardi soir dans la véranda de Laure, j'écoute Romeo égrener les notes. Recommencer encore et encore. Je sais qu'en rentrant il laissera ses doigts courir sur les touches blanches et noires, fort d'une confiance en lui retrouvée, construite jour après jour. Et là encore, cette évidence : je suis à ma juste place.
Un lundi de conseil d'administration au lycée. Cette sensation grisante d'être de celles dont les idées aboutissent. C'est aussi là qu'est ma place.
Une succession de moments comme autant de révélations. Un jeu de cartes avec Salomé. Un catalogue épluché de concert. Des flacons de vernis à ongle alignés sur le plan de travail de la cuisine. Des coupons de tissus sur la table. Cette semi-cloison construite en deux après-midi au salon. Un regard échangé. Les instants complices.
La juste place, pour moi, aujourd'hui, c'est auprès des miens et nulle part ailleurs. Sans militantisme aucun.
Je ne prétends pas que ce qui est bon pour moi aujourd'hui l'était hier ou le sera demain. Je ne prétends que cette place là soit meilleure que celle d'une autre. Ni même que j'ai raison. Mais à cet instant précis de ma vie, je ne suis bien qu'auprès des miens.
Comment marcher plusieurs centimètres au dessus du sol
Ok, je suis presque toujours très souvent en mode "mes enfants c'est les plussss mieux du monde" (sauf quand ils me parlent au travers de la porte des toilettes, sauf quand je retrouve tellement de céréales autour de la table du petit déjeuner que j'ai l'impression de nourrir mon parquet aux Kellogs noisette-chocolat, sauf quand l'eau du bain est à l'extérieur de la baignoire, mais sinon voilà quoi).
Mais là, quand même, je les trouve top, mes minots.
On va passer vite vite sur le sms de l'aîné, à base de petite maman chérie et de je t'aime, parce que celui-là, il vaut toutes les heures sans sommeil à attendre son retour de boîte.
Vite vite aussi sur une choupette discrète qui fait style que non, c'est rien, mais qui sait être au bon endroit, au bon moment.
On va se poser une minute sur les dernières facéties du plus jeune, toujours aussi prompt à dégainer aussi bien une bêtise qu'un bon mot. Dans un cas comme dans l'autre, on craque total.
Et puis, pour pouvoir marcher plusieurs centimètres au dessus du sol, en mode "mais comment je suis fière de cet enfant, là, tout de suite", on va s'attarder un peu sur les premières évaluations de notre petit bonhomme en CE1.
Comment reconnaitre une phrase : 19/20
Identifier passé, présent, futur : 19/20
signes de ponctuation : 19/20
compétences en mathématiques, éval° 1 : 19,5/20
phrase négative : 19/20
maîtrise de lalangue : 33/35
Alors, je dis juste : wow. Pis voilà.
Pour mémoire, Romeo et l'école, ce n'était pas nécessairement gagné, après un passage par la classe d'une "institutrice" dont la seule sanction aura été d'être déplacée dans une école à... 5 minutes en voiture de l'ancienne : http://laviea6.canalblog.com/archives/2010/02/07/index.html
Agnelage

petite leçon de grande cuisine
Bon ! tout ça commence par une promenade matinale à vélo.
Et, juste avant le pré des vaches, il y a ce poirier... Et moi j'aime les poires !
Alors forcément, on s'est arretés pour ramasser quelques fruits.
Un sac plein quoi!!!
Chacun son rôle; papa épluche et coupe en morceaux
pendant que je goûte, je teste et je valide

Eh ! Pap's (oui je regarde Soda avec les grands...) il manque un fond d'eau là !
Cool... on a rempli le fait-tout !
dans 2 heures, on mange de la compote !!!!
Entrer dans la septième année...
C'est un jour de fête qu'un sixième anniversaire de mariage.
Un jour de fête baptisé noces de chypre.
Chypre ?
Chypre : Parfum à base de bergamote et de santal, du nom de Chypre, île et Etat de la méditerranée orientale. L'arôme fondant mais acide de la Bergamote se mêle aux essences balsamiques et boisées du Santal.
Nous voilà bien avancés.
La bergamote, je ne l'aime qu'en bonbons. Et ce n'est pas mon parfum préféré.
Quant au santal, ça me fait un peu penser au patchouli de mes 16 ans. Et ce n'est pas non plus mon parfum préféré.
Et puis Chypre, voilà quoi. Désolée, mais ça ne m'inspire pas. Rien dans les noces de Chypre ne me fait rêver.
Et pourtant.
Mon coeur bat toujours la chamade quand il me sourit.
Je ne dors bien que dans ses bras.
Je le regarde et je vais bien.
J'entends sa voix et tout devient possible.
Il est là, toujours. Fort. Rassurant. Amoureux comme au premier jour.
Depuis 6 ans les promesses échangées ont un sens.
Dans la richesse de nos sentiments, et la (relative) pauvreté de notre compte en banque.
Dans la joie, les joies de notre vie à six, et dans la peine qu'il sait apaiser.
Dans la tourmente d'un été qui nous a laissé dévastés, il a su être celui qui nous porte, jusqu'à s'oublier.
A bout de bras, il nous a tenus, bercés, réconfortés.
Il a guetté nos humeurs, pardonné les éclats, prévenu les chutes.
Inlassablement, il a cherché à nous redonner le sourire. Il y est parvenu.
Il a revêtu l'armure du chevalier blanc pour défendre nos enfants, les miens, devenus siens par une adoption réciproquement voulue.
Jour après jour, il est à mes - à nos - côtés.
Alors oui, c'est un jour de fête qu'un sixième anniversaire de mariage.
Je t'aime, Marc.
le noir et le blanc, en couleurs...
La fin d'un été qui n'est jamais venu
Les mots me fuient, l'envie aussi
les jours passent, drainant leur cortège de contrariétés et de petits bonheurs
les pages restent blanches, ma mémoire se refuse à les enregistrer
l'été qui s'achève (et me voilà avec la voix de Rock Voisine en tête, j'en ai pour la nuit là) sans avoir commencé
pourtant, tout n'a pas été morose
des rires d'enfants il y a eu, des anniversaires fêtés, des amis invités
des moments de douceur et de joie, comme des rayons de soleil qui déchirent les nuages
mais tant de larmes versées,au diapason du ciel gris
tant de peine contenue
il manque à ce blog les photos des anniversaires, celles d'une sortie au parc, des enfants qui jouent, des petits chiens de Cachou (oui, encore), il manque les moments de complicité entre grands et petits, il manque les arbres abattus par Théo, les gâteaux de Salomé
il manque le récit de nos combats
il manque nos petites victoires sur l'injustice, victoires au gout amer des luttes que nous n'aurions pas dû avoir à mener
il manque le bilan de l'année scolaire achevée
celui de la rentrée
il manque l'envie d'écrire, aussi.
En vacances chez Mamilène...
On joue,
ici Oscar avec cousine Amandine (pendant que Romeo et Louis font le plein de dessins animés)
et on mange !
Mamilène, elle sait y faire, avec les enfants ♥
On n'a pas les photos qui vont avec, mais chez Mamilène, on se déguise (même que c'est mamie qui fabrique les costumes à la demande et sur mesure), on fait du trampoline, on rit, on court, on joue, on a le droit de parler un peu avant de s'endormir à deux par chambre (mais pas fort et pas longtemps, mais comme on est fatigué, c'est pas grave, parcequ'on s'endort vite), on mange des légumes, des vrais, on fait des jeux sur l'ordinateur (et après on veut les mêmes à la maison), on joue en haut, on joue en bas, on joue dans le jardin, on joue sous la terrasse, on joue dans la cuisine...chez Mamilène, c'est vraiment l'endroit où on joue ♥
alors, pour tout ces moments avec des morceaux de bonheur dedans, on dit :
Merci Mamilène !!!
et puis les grands, qui se reposent un peu quand les petits sont chez Mamilène, ben ils disent merci aussi !
les tribulations d'un sous-marinier
Je suis enfin revenu de ma dernière mission, j'en profite pour prendre quelques jours de vacances chez Domitille et Ambroise...
le Redoutable est en cale sèche, j'ai combattu tous les Bakugans, va falloir quelques réparations...
Comment ? Une nouvelle attaque de Cherbourg ! les fourbes...
Vite, l'Elysée...
"Ils sont là, nombreux, j'attaque ! Attention ce sont de nouveaux bateaux hyper balaises, et ils sont nombreux.
Je vous envoie une photo périscopique !!!"
Allez, en plongée...
Programmation des ogives
Cruel dilemme : nucléaire or not nucléaire ? Ca fait peut-être un peu trop dans le port de Cherbourg ?
allez, j'attaque à l'ancienne... les torpilles sont prêtes !

mission réussie !
continuez vos vacances, braves gens...
après la sieste, je reprend le large!
c'est le mois des garçon
En tout cas chez nous...
Car, ici, en juillet, point de minettes ! Que de beaux mecs...
Romeo le 6
Théo le 7
et Oscar le 24
la classe d'Oscar
Ma !
Vous me reconnaissez ?
Mon papa m'a appris à marcher comme Aldo.
la classe ...
petite leçon de drague
lui, c'est Romeo, c'est mon grand frère !
Aucune fille ne lui résiste...
Alors, Romeo, un défi ? Faut emballer la jolie Diane...
D'ac, mais faut me laisser un peu d'espace !
Bon tu me déconcentres là !!!
Et voila!!!
Entre nous, j'ai triché ! Diane et moi...
... c'est déjà une longue histoire ♥♥♥
(heu, comment ? et Camille ? Chuuuuuuuuut !!!!)
clin d'oeil entre frangins !
Salut Meo, j'ai la classe ????
ouah ! c'est Oscar...
c'est mon frère !!!







































