La Vie à 6

dimanche 24 juillet 2016

Ta dernière année à un seul chiffre

Il y a 9 ans, tu as trouvé ta place dans notre famille, comme la dernière pièce qu'il manquait à notre puzzle.

Tu es arrivé, comme une évidence, ta place était là.

Bébé sourire, bébé câlin, avide de contacts, calme, facile.

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Rien n'est plus facile que te faire sourire. Tout t'enchante et ton rire résonne en cascade à la moindre occasion.
En contrepartie, il n'est pas difficile de te faire de la peine. Empathique et sensible, tu encaisses plus souvent qu'à ton tour.
Être le petit dernier n'est pas toujours simple et il te pèse parfois d'être celui sur lequel chacun exerce son autorité.

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Mais tu excelles à tirer ton épingle du jeu et tu sais tirer parti de ton jeune âge et de la magie de tes sourires.
Tu t'enthousiasmes de tout. La vie t'est douce et joyeuse. Si tu boudes, ça ne dure jamais plus longtemps que le temps de se demander pourquoi. Ta joie éclaire nos vies.

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Ta scolarité s'écoule comme une rivière calme. Ton institutice vante ta persévérance, ton sérieux, ta vivacité d'esprit. Ton seul frein semble être cette rapidité qui te fait terminer l'exercice bien avant les autres, mais sans avoir toujours lu toute la consigne.

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Tu as cette assurance qui fait défaut à certains de tes proches. Combien de fois nous as-tu fait rire en répondant un tranquille "Je sais" à nos compliments.

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L'amour est ta baguette magique. Tu aimes, inlassablement et inconditionnellement.
Tu aimes ta famille, les très proches comme les plus éloignés, tu aimes tes amis, ton institutrice. Tu aimes les animaux, aussi. Tu t'attardes à regarder un oiseau, une sauterelle, tu passes des heures à caresser le chat, les chiennes. Tu aimes et tu es aimé en retour.

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Te voir croquer la vie à pleines dents est pour nous un grand bonheur.

Dans ta classe, la petite Chloé et la grande Leïla

Tu grandis. Inexorablement tu grandis. Le bébé au grand sourire et aux joues rondes s'est dilué dans un petit garçon tendre et câlin, qui s'est mué en un grand garçon joueur, vif et doux. Tu changes en restant toi-même.

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Tu as neuf ans aujourd'hui. Cette année qui démarre, c'est la dernière à un seul chiffre. Tu as neuf ans et devant toi tous les chemins de vie sont possibles.

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C'est compliqué pour tes parents de voir grandir celui qui restera leur petit dernier. Ils ont le coeur un peu serré, tes parents, mais tout gonflé de fierté. Te voilà aux portes du cours moyen. Tu changes de cours de récré à la rentrée. Te voilà avec les grands.

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Oscar, tu as 9 ans aujourd'hui. Joyeux anniversaire. 

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jeudi 7 juillet 2016

Twenty-one

Tu traces ta propre route. Depuis toujours, tu chemines à ton gré, sans te préoccuper des obstacles ni des distances.
A ton premier jour, déjà, à peine posé peau contre peau, tu as rampé, instinctivement mais avec une volonté farouche, pour trouver le sein nourricier. Tu as souvent eu une longueur d'avance. Tes premiers mots, la richesse de ton vocabulaire, ont stupéfié ton entourage. Tu voulais un tractopelle pour ton premier anniversaire (tu as eu un gros camion). Tu as marché tôt et couru aussitôt. Il serait facile, mais très long, d'égréner tout ce que tu as fait bien avant les autres. 

Etre un grand frère, c'est souvent jouer les animateurs pour les fêtes des plus jeunes

Te voilà majeur dans tous les pays du Monde, Théo. Vingt et un ans. Tu n'as pas attendu de les avoir pour être adulte. Mais voilà, aujourd'hui tu as 21 ans. Et pour la première fois depuis ton tout premier anniversaire, celui qu'on a fêté dans ce qui parait presque une autre vie, en 1996, tu vas fêter celui-ci à la fin d'une journée de travail. 

Entouré, toujours

 

Tu vas rentrer ce soir, harassé mais heureux. Tous les soirs je te vois rentrer à la maison, avec cet incroyable sourire qui est le tien. Je t'entends partir le matin, doucement, sans bruit. Il est tôt. Ton rituel est immuable. Tu descends sans réveiller tes petits frères, tu libères les chiennes. Tu bois ton café au bout de la grande table de la cuisine (je retrouverai la tasse et la cuillère dans l'évier, soigneusement rincées), tu ramasses le sac de ton déjeuner et t'en vas. Tu pars faire ton métier, celui que tu as préparé pendant cinq ans et deux diplômes. Tu pars faire ton métier et tu le fais bien. ce métier qui s'est imposé comme une évidence et dont tu as su prouver qu'il était fait pour toi. 

Tu as gardé ton âme d'enfant

 

Tu pars faire ton métier et je sais que tu le fais bien. Je repense à ce moment où il a fallu faire le choix d'une orientation, à la sortie du collège. Tu savais ce que tu ne voulais pas faire et ce que tu aimais. Le paysage s'est imposé comme une évidence. Tu as su montrer au fil des années que c'était bien là ta place. 

Un jour, tu partiras

 

Demain, bientôt, dans quelques mois, une année ou deux tout au plus, tu partiras. Celle que tu aimes aura à son tour terminé ses études. Toi, tu auras posé les premières bases d'une vie sous ton propre toit. Ta tasse et ta cuillère dans l'évier me manqueront un peu. Ton sourire du soir, beaucoup. Tu manqueras, énormément, au quotidien de ta fratrie. Mais ainsi va la vie et les oiseaux quittent le nid pour construire le leur. 

 

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mercredi 6 juillet 2016

Tu nous as ensorcelés

Make-up Audrey, baguette Salomé. On fête tes 12 ans à l'école de la sorcellerie.

Douze ans. Voilà douze aujourd'hui que tu nous ensorcelles.

Le socier de la muerta vous salue bien

Lorsque tu es né, Théo avait l'âge qu'a maintenant Oscar. Salomé a inauguré son rôle de grande soeur, elle qui avait jusque là été la petite. Impressionnés, ils t'ont découvert environné de machines et de tuyaux. Tu n'étais pas le premier bébé qu'ils approchaient, mais tu étais leur premier petit frère et tu as changé leur vie.

Tu as bouleversé la nôtre. D'une famille en cours de construction, tu as fait une famille. Tu as ouvert les yeux sur la vie et nous avons pris conscience que tu étais l'élément qui liait chacun d'entre nous. Le point commun à chaque membre de cette famille.
Tu nous as ensorcelés de ta seule présence.

Les plus belles fêtes d'anniversaires, ce sont celles avec des amis

Tu es tellement... Toi. Tu ne cesses de nous émerveiller et de nous surprendre.

Grand sorcier lutte contre les pollens qui font couler les yeux

Le seul bébé blond de la fratrie, souvent malade mais si solide, tu ne manques pas de contrastes.

Ton institutrice de CM2 t'appelait Monsieur Pertinent. Au collège, tu poursuis sur cette veine, quand en famille tu flirtes bien souvent avec les limites de l'impertinence.
Réservé, secret, tu ne montres pas facilement tes sentiments. Mais ton rire éclate si fort lorsque tu es heureux.

Eteignobougitto

Ta vie au quotidien, c'est - en vrac - les jeux vidéo et les hamburgers maison,
Jouer au ballon dans le jardin avec ta soeur et tes frères, le chocolat, Nikita, la trottinnette,
La pizza qui sort du four, les pâtes, les glaces, et regarder un épisode de Bones avant d'aller dormir,
Les crêpes, les milk-shakes et découvrir de nouvelles séries avec ta soeur,
Les balades à vélo, le roller dans la maison ou sur la terrasse, Esprits Criminels et Greys Anatomy.
Et tellement plus encore.
Tu t'es semble-t-il définitivement détourné du piano. On va le garder encore un peu, peut-être y reviendras-tu. Nous, on ne t'obligera à rien. Ta vie de bon élève est déjà bien remplie.
Cette année, le club d'échecs t'a lassé, celui du théâtre t'a emballé.

Les amis de mon frère sont aussi mes amis

Toi, tu nous a époustouflés.
L'assurance qui semblait te manquer hors de la maison, tu l'as trouvée sur les planches.
Tu jouais, et ta maman sentait son coeur s'alléger de toutes les craintes accumulées. 
Tu jouais, et on voyait s'éloigner les mauvais souvenirs, les heures à ton chevet, les perfusions, les examens, tes larmes de douleur et notre peine de ne pouvoir t'aider.
Tu jouais, et nous on était tellement fiers de notre petit bonhomme devenu grand, notre presque-ado qui savait par coeur tous les rôles de la pièce.

Maëva, la copine de maternelle, toujours là, douce, discrète et gentille.

Tu nous as ensorcelés. Tu contribues à faire de nos vies un conte de fées. Nous, on voudrait que chaque jour soit une fête.

 

 

 

 

 

 

 

 

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samedi 18 juin 2016

juste de l'amour

2016. Mai. Un voyage triste, mais des moments tendres.

Toi et moi ça n'avait rien d'évident

Toi et moi ce n'était qu'évidence

Toi

Tout ce que tu étais, d'avance je le rejetais

Toi

Tout ce que tu es m'attire et m'aspire, m'inspire, et je respire

Toi

Toi qui viens d'un milieu qui n'est pas le mien
Toi qui ne connaîs pas mes abîmes et qui pourtant les sais
Toi dont les rêves étaient autres et qui rêvait d'un ailleurs qui ne ressemblait pas au mien


2015. Octobre.

C'était une autre décénie, une autre vie qui nous a fait nous rencontrer.
Tu ne voulais pas être là,
Moi, j'étais venue parce que c'était un repas gratuit et que ça valait bien d'écouter sans les entendre ces gens, bien assis sur leurs certitudes d'enfants nantis et les privilèges acquis par leurs parents

J'ai croisé ton regard et tu m'as chavirée
J'ai croisé ton regard qui me reconnaissait étrangère à ce lieu, à ces gens, et me disait que toi non plus ta place n'était pas là.

On a fait de cette soirée une bulle. Dehors il faisait froid, c'était l'hiver et la nuit noire. Dedans c'était un brouhahas de conversations insipides et prétentieuses, mais il y avait une cheminée (et à manger). Alors on a parlé, tous les deux, dans notre bulle, près de cette cheminée. Tu avais trop chaud, mais tu es resté là, et on a parlé, et encore parlé. On s'est parlé comme ne se parlent pas les inconnus, parce qu'on s'était reconnus, tous les deux. Toi et moi. 

Comme une évidence.
Même si rien n'était évident.

Ta vie était commpliquée, ta tristesse incommensurable, ta colère aussi.
Ma vie était compliquée, j'étais triste et en colère, aussi.

On s'est reconnus, on ne s'est plus quittés.

cancale. 2015. juin.

Tu as remplacé ton salon gris poussière par une chambre d'enfant de toutes les couleurs, posé une frise avec des maisons en forme de champignons et un papier multicolore qui évoquait le cirque. Et avec Théo et Salomé, on a transformé ta maison et ta vie en fête foraine.

Tu nous a ouvert ton coeur et on a posé le nôtre dans tes mains.

Toi

Tu étais là quand je pleurais d'une fête sans eux
Tu étais là pour m'aider à faire de leur retour une fête

Tu m'as soutenue même quand je me trompais de chemin,
Tu as marché à mes côtés et tu m'as montré qu'il pouvait y avoir d'autres chemins

Toi

Tu étais là à chaque joie et à chaque épreuve

Je t'ai bousculé, juste pour être sure que tu étais aussi solide que tu en avais l'air
Et tu l'es.

Portugal. Noël 2014.

On a fabriqué ensemble notre famille, notre vie à 6.
Tu as refermé le cercle protecteur de tes bras sur nos deux aînés qui étaient si petits encore. Comme une évidence. Et tu ne l'as rouvert que le temps d'y faire entrer les deux plus jeunes. Nous avons fabriqué cette fratrie et si j'en suis le ciment, tu en es l'artisan.

J'aime nos différences parce que je sais qu'elles ne sont qu'accessoires. Sur l'essentiel nulle divergence.

Les années qui passent n'ont pas prise sur nos sentiments. Ensemble, nous sommes passés de la trentaine à la quarantaine. Aujourd'hui, tu entames le premier jour de cette année qui t'entraîne vers la cinquantaine.

Plus fort que jamais. Je revois ce regard qui me reconnaissait ta semblable, ce joli soir de janvier, chez ces gens qui auraient pu te ressembler et qui étaient si différents de toi. Tu l'as toujours, ce regard. La tristesse en moins. Et de ça, je suis heureuse et fière.

Toi et moi. Ensemble. Envers et contre tout. Main dans la main. Semblables et différents, mais unis.

Je t'aime. Joyeux anniversaire mon amour.

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mercredi 15 juin 2016

cet enfant qui nous surprend, encore

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Depuis longtemps déjà nous savons que Romeo est un enfant réservé. Capable de s'épanouir en famille, il se referme toujours un peu à l'extérieur. En classe, il n'est pas celui qui lève la main pour donner une réponse que pourtant il connaît, sauf à être encouragé par l'enseignant. Quand la confiance s'installe, il se révèle, mais c'est un sentiment fragile que la confiance, et Romeo ne demande qu'à s'effacer pour peu qu'on lui demande de se mettre en avant.

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C'était donc un pari risqué que de lui suggérer à son entrée en sixième d'intégrer le club théâtre du collège. Risqué, voire un peu vain. Sans surprise, Romeo, lui, voulait s'incrire au club d'échec. Théo et Salomé ont mis toute leur persuasion dans la balance, pour le convaincre d'adhérer également au théâtre. Malgré un emploi du temps déjà bien chargé (il est en sixième bilangue), Romeo a choisi les deux options. Théâtre le lundi, échecs le mardi.
Sans surprise, Romeo a manqué la toute première séance, faute d'avoir osé demander à la vie scolaire dans quelle salle le club avait été déplacé. Sans surprise, il a adoré les échecs.

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Au fil des semaines, nous avons vu Romeo se prendre au jeu. Le soir, après les devoirs, les parties d'échecs des premières semaines ont cédé du terrain aux répétitions. 

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Lorsqu'il nous a dit qu'il passait des auditions pour l'un des rôles clés de la pièce, nous l'avons encouragé de toutes nos forces, en essayant de le préparer à un possible échec. Le club théâtre regroupe des élèves de la sixième à la troisième.

Il a décroché le rôle.

Est venu le temps de la représentation. Et le Romeo que nous avons découvert sur scène nous a soufflé.
Oui, comme beaucoup de parents probablement, nous avions coché la case "spectacle à ne pas manquer", avec le sentiment du devoir à accomplir, comme un avale un médicament. Tout prêts à applaudir à coeur joie, pour encourager l'enfant quoi qu'il fasse. Un genre de pensum nécessaire, pour lui donner confiance en lui et saluer le travail accompli. (vas-y jette moi ton quatre couleurs si jamais au grand jamais tu n'es allé à reculons à la kermesse de l'école ou au spectacle de fin d'année pour voir des enfants sautiller pas tout à fait en rythme sur une mauvaise chanson dans un costume aléatoire tout en criant Bravo mon coeur !!!) (s'il servait des Mojitos à la buvette au lieu d'un Coca tiède au prix d'un coktail en terrasse à Paris, on irait peut-être plus facilement)

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Sauf qu'on a adoré. Sauf que la salle était pleine de parents qui, comme nous, venaient parce qu'il le faut bien et qu'avoir un enfant c'est un peu comme pour le mariage, pour le meilleur et pour le pire (le divorce en moins si on fait bien le job) et que cette salle comble a hurlé de rire. Le temps a filé sans qu'on s'ennuie une seconde.

Et surtout, notre Romeo nous a scotchés. Cet enfant-là, à l'aise sur les planches, naturel et joyeux, c'est le nôtre (Qu'il connaisse par coeur le texte des autres rôles ne nous a pas surpris par contre). Ce garçon qui plaisante, échange, rit, danse (!), joue son texte sans faillir et souffle aux autres les parties qu'ils ont oublié, c'est bien notre Romeo.

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Transfiguré, heureux, sûr de lui.

On l'a récupéré sur un nuage, boosté à l'adrenaline, enthousiate.

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Et l'année prochaine ? Romeo n'est pas trop sûr d'aller au club d'échecs, par contre au théâtre, clairement, il s'inscrit d'office.

 

salut

Posté par Natalie FH à 16:41 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


samedi 28 mai 2016

C'est une belle journée

C'est un de ces jours extraordinaires où l'on se lève dans la douceur africaine.
Les senteurs, les lumières et la chaleur nous réveillent doucement.
Un petit déjeuner rapidement avalé et nous prenons l'avion.
Retour à la maison !
En route, nous survolons les majestueuses montagnes marocaines, touchons du bout des ailes Gibraltar, nous émerveillons des côtes basques et landaises.
Bientôt Clément nous entrainera dans sa belle insouciance, Romain nous charmera; Val et JR nous accueilleront avec ce plaisir dont ils ont le secret.
Enfin, la maison, les enfants qui nous attendent en préparant une belle maison. Des câlins, des bras, des bisous...
C'est une belle journée, cette journée de la naissance de ma Natalie.
Joyeux anniversaire ma femme chérie...

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Posté par Marc FH à 23:49 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

samedi 13 décembre 2014

La moutarde me monte au nez !

Ce blog se vide, à mesure que nos vies se remplissent. On court après la montre, les tic-tac répétitifs rythment nos pas jour après jour. Eh oui, depuis septembre j'ai bouleversé le train-train quotidien en sautant justement dans l'un d'eux. Direction "Dijon-ville".

Que de changements, mon petit appartement à moi, galoper à travers Dijon pour me véhiculer, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige ... ah non la neige pas encore ! Ni le verglas *Pfiou*. Arriver à la FAC et découvrir un monde que je n'aurais jamais imaginé, une fatigue aussi que je n'aurais jamais soupçonnée. Je prends mon envol, lentement, tout lentement, mais surement. Je déploie mes petites ailes pour m'envoler du nid, sans pour autant partir trop loin.

Au début l'oiseau s'est un peu crashé. Il s'est effondré dans le lit, à peine rentré, pour faire une bonne sieste, se coucher beaucoup plus tôt, travailler beaucoup trop. Et puis il a fini par réussir à voler, ce petit oiseau, à prendre le pli, à organiser son travail, ne plus avoir besoin d'une sieste pour redevenir aussi fou que d'habitude. Bon bien sur il y a des flops, parfois son nid dijonnais lui semble bien vide sans les cris d'enfants, les doux grognements des parents, les dessins animés ridicules, les séries abrutissantes, les " Dis tu joues à Mario Bros avec moi, hein tu joues ? Comment ça tu manges ? Mais après tu joues hein dis ? Pis si tu joues avec moi j'arrête de t'embêter, mais tu joues hein ?", les fous rires à en avoir mal derrière la tête et j'en passe. Tout ces manques pourtant ne font qu'accentuer le plaisir de rentrer à la maison le week-end, de se dire que finalement tout change, mais rien ne change.

Nous resterons des enfants toute notre vie.Thoiry (24)IMG_20141212_113118

#Veuillez prendre en note que mon grand frère n'apparaitra pas parce qu'il est puni, nan je rigole, parce qu'il me bouderait jusqu'à la fin des temps sinon#

A un rythme effrayant, on ne fait que profiter de la vie, parce que la vie nous as appris qu'elle pouvait être courte, et que rien ne rattrape le temps perdu. On court après le temps, parce que qui sait ce qui se passera demain ? Aujourd'hui je vous laisse profiter un peu de la nôtre, parce qu'elle est pleine de bonheur, le bonheur d'être ensemble, de bonheur de penser très fort à ceux qui ne peuvent pas être avec nous physiquement, le bonheur de vivre une vie pleine d'amour.

Vivez une vie pleine de folies, d'aventures et d'amour. Vous verrez ça fait un bien fou.

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#Bien sur il y a encore 1001 bonheurs de la vie#

Voila, petit oiseau vous bisouille fort, et petit oiseau repointera surement le bout de son nez cet été, avec des étoiles pleins les yeux. Parce que cet été elle pourra enfin voir sa marraine d'amour, son tonton et leur marmots tout choux

Posté par SALOME FH à 22:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

samedi 18 octobre 2014

Pssst !

                                                                              

On est en vacances...

La météo prévoit du beau;
Alors on va sortir, se reposer, faire des travaux, rester en pij', aller au resto, etc...

Bref, ça va être cool !!!

vacances

Posté par Marc FH à 16:35 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

mercredi 10 septembre 2014

Il grandit loin de nous

C'est un petit garçon qui grandit loin de ses cousins, loin de ses oncles et tantes, loin de ses mamies, loin de la France

C'est un petit garçon qui grandit, heureux, auprès de ses parents et de son grand-frère

C'est un petit garçon qui a deux ans ce 10 septembre

Un petit garçon que je n'ai jamais vu qu'en photo

Je ne l'ai pas tenu dans mes bras quand il est né

Je n'ai pas enfoui mon visage dans le creux de son cou pour sentir son odeur de petit bébé

Je ne l'ai pas bercé pour qu'il s'endorme

Je ne l'ai pas présenté à ses cousins en leur disant "va doucement, c'est un bébé"

J'aurais tellement aimé

je ne l'ai pas vu faire ses premiers pas, je n'étais pas là

Je me réjouie de ses progrès, j'aime deviner son caractère au travers des photos et des mots de sa maman

J'aime cette complicité avec son grand-frère qui se dessine d'une photo à l'autre

J'aime ce grand sourire qui lui barre le visage sur toutes les images qui me parviennent

J'aime savoir qu'il est entouré d'amour, qu'il est heureux, qu'il grandit doucement (mais très vite, en fait) 

C'est un petit garçon de deux ans aujourd'hui qui est né sur un autre continent

Un petit garçon de deux ans qui parle la même langue que nous, mais pas tout à fait

Y'a des pantoute, des hosties (mais je crois que ce n'est pas très poli), des crisses de quelque chose, des bibittes, ce qui est tordu est croche, et les crétins sont épais

On s'y fait, à cette langue un peu étrange mais plaisante

On se fait moins à l'éloignement, mais on n'a pas le choix

On se console parce qu'on sait qu'ils sont heureux, les cousins d'Amérique, 

Je me console parce que ma soeur méritait le meilleur, et que son meilleur était là-bas, de l'autre côté de l'Océan

Pour son anniversaire, ce petit garçon reçoit la visite de sa grand-mère maternelle. 

Je me dis qu'un jour moi aussi je prendrai l'avion, avec des livres, des jouets, et des câlins à distribuer. 

Plein plein plein de câlins. 

 

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Joyeux anniversaire Maxime

(de dos, oui, parce que leur photo ne se balade pas sur le net sans l'avis de leurs parents)

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dimanche 6 juillet 2014

Une décennie de rires et de fierté

10 ans. Notre Romeo a 10 ans.

Une décennie de vie.

10 - gateau

Une décennie a le regarder grandir et devenir cet enfant attachant qui préfigure l'adulte qu'il deviendra.

6 - chevalier chiens chat

A l'école comme à la maison, Romeo est sérieux, appliqué, travailleur. Sa maîtresse vante son intelligence. Il est fort en maths et en sciences et nous ne touchons plus terre à chaque rencontre parents-enseignant. On peut lui faire confiance. Il est aussi cet enfant toujours près à rire, les yeux étincelants de malice et de joie.

4 - roi

Romeo est joyeux. Son rire résonne d'une pièce à l'autre. Il peut être bougon face à la contradiction, et sa rancune est tenace tant qu'il n'a pas lavé l'affront. Ensuite il passe à autre chose et retrouve toute sa fraîche vivacité.

3 - cartouche

Ses intérêts sont multiples. Il aime courir après le vent, sauter en direction du ciel, grimper d'une prise à l'autre, affronter les flots ou les cieux. Il aime aussi s'asseoir dans un profond fauteuil et prendre le temps de lire une bd. Il aime les jeux de société et ceux de construction. Il empile des briques de plastique, assemble des barres, des ronds, des carrés, pour faire naître des vaisseaux fantastiques et des personnages étranges, en s'affranchissant parfois des notices. Il crée des circuits de train qui serpentent jusque sous les lits, les démonte et recommence. Il s'invente un univers plein de ces couleurs qu'il voit pourtant si mal. Il aime la musique, les balades, et ses copains. Créer de ses mains. Jouer et apprendre.

9 - salut

Il aime affronter ses frères et sa soeur manettes en main tout autant qu'avec un ballon dans le jardin. Fidèle à sa génération, il a une appétence certaine pour les écrans. Qu'il abandonne sans un regard en arrière si on lui propose un badminton ou un tour de roller.

6 - bapteme avion

Il aime les chiens. Chaque naissance de chiots à la maison a été pour lui un enchantement suivi d'un déchirement au moment du départ des petits vers leur nouvelle famille. Il aime les chiens moyens ou grands, mais pas vraiment les chats, et déteste les caniches. Pourquoi, on ne sait pas. C'est comme ça.

8 - travaux theo

Car Romeo a des opinions tranchées. Il sait ce qu'il aime et ce qu'il déteste. Le faire changer d'avis tient de la gageure.

3 - calin marc

Romeo aime les burgers, les hot-dogs et les gâteaux s'ils sont "fait maison." A quelques rares exceptions près, il se privera de dessert plutôt que d'avaler du tout fait. Il aime la glace caramel au beurre salé, le chocolat, les bonbons qui piquent.

8 - vacances sud

Il aime le bleu, foncé, le rouge bien vif. Les fleurs violettes. Les tee-shirts à chanches courtes avec un dessin dessus. Les chaussures basses sans lacets, ça va plus vite à enfiler.

3 - dort juliette

Il aime sa famille, et sa famille le lui rend bien. Il aime la vie aussi, et la vie lui sourit.

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mercredi 11 juin 2014

Elle portait des tabliers bleus

Copie de meme

 

Elle a eu une longue vie. Plus de 101 ans d’une vie bien remplie.

L’administration la définissait comme Madame Veuve Charles H***, née Fernande B***.

Pour nous, elle n’avait pas de prénom. Elle était Mémère, elle était Mémé.

Notre Mémé aux cheveux courts et aux éternels tabliers bleus.

A M*** où elle a longtemps vécu, elle est restée la Mémé aux Baskets, la Mémé aux Adidas. Celle qui partait faire ses courses à pied à plusieurs kilomètres, son petit cabas sous le bras. Celle qui allait chercher au bord du chemin, dans les bois, des branches de lilas, du muguet, des châtaignes ou des champignons.

Celle qui jamais ne s’est éloignée à plus de quelques minutes d’un membre de sa famille.

Mémère H*** a fait souche. Six enfants, une quinzaine de petits-enfants et au moins autant d’arrière-petits-enfants. Une famille qui n’en finit pas de croitre et de s’étendre.

Etre à l’origine d’une telle descendance, c’était la plus grande fierté de cette orpheline.

Sa vie n’a pas toujours été facile, loin de là, mais elle en a affronté les difficultés, jour après jour. Combattive, résiliente, toujours digne.

Bien plus forte que ce que sa frêle apparence laissait deviner.

La première guerre lui a pris son père alors qu’elle n’avait déjà plus de mère.

Placée, exploitée, maltraitée, elle a connu la faim et le manque d’amour.

Ces blessures mal refermées seront ravivées à chaque conflit.

Elle a tremblé pour les siens lorsque la seconde guerre a vidé son garde-manger. Elle s’est sacrifiée pour que ses enfants trouvent un repas dans leur assiette. Elle a veillé avec un soin jaloux sur son tout petit, né à la fin du conflit, si chétif, si fragile. Elle a récité des neuvaines pour lui lorsque sa survie était menacée et fait une promesse au ciel dont elle assurait qu’elle l’avait tenue sans dire ce qu’elle était. C’était son secret, sa victoire sur la mort.

Elle a tremblé pour ses grands garçons quand l'Algérie grondait. Des années plus tard elle évoquait encore avec de la colère dans la voix la folie des hommes qui les pousse à s’affronter sans respecter les peurs et les larmes des mères.

Elle a tremblé aussi pour ses petits-enfants quand le Moyen-Orient s’est embrasé.

Elle savait la grande fragilité de la vie.

Bien trop tôt elle a enterré son mari, enterré des enfants.

Elle n'a pas su qu’elle avait perdu son petit dernier. L'âge avait mangé sa mémoire. Cette dernière peine lui aura été épargnée.
Il y a quelques temps qu'elle n'était plus tout à fait là, notre mémé légère comme une branche de sureau, notre mini-mémé haute comme sa table à repasser. Avec son grand sourire et ses hochements de tête pour faire croire qu'elle nous entendait.
Elle emmène avec elle tout un pan de notre enfance, les vacances à Saint-Jean, les cours de tricot, les éclairs au chocolat du dimanche, les bonbons à l'anis, les jonquilles cueillies au bord de la route, les moments partagés, les billets glissés discrètement dans la main pour une petite douceur, un petit plaisir. Mémère avait peu, mais ce qu’elle avait elle savait le partager.

Elle nous laisse nos souvenirs, les conseils qu’elle égrenait, toutes ces histoires qu’elle savait raconter. En l’écoutant on vivait comme au cinéma sa rencontre avec ce bel homme qui avait su la séduire. On la suivait sur le banc d’une école qu’elle regrettait de ne pas avoir beaucoup fréquenté. On vivait ses journées à la ferme, à travailler dur, et on savourait la chance d’être épargnés par la misère. On la suivait dans les arbres à la recherche d’un nid pour en gober les œufs. On sortait la nuit dans ses pas, pendant qu’elle glanait pour nourrir sa famille.

Mémère H*** savait raconter.
Elle ne disait pas facilement Je t'aime.
Mais elle le montrait.

 

Nous lui dirons au revoir ce vendredi. Elle reposera auprès de Charles, qui l'attendait depuis 1969. 

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lundi 14 avril 2014

Elle a des taches

                                                                                                                                   

Quand elle est arrivée de Manosque, en juin 2013, rien n'était gagné.

Déjà, elle n'a pas voulu descendre de la voiture. Pendant quelques heures, elle est restée là, tapie au fond du coffre de notre monospace, avant de se décider, poussée par la faim... à aller se glisser tout au fond du garage, sous l'Alfa.

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Quand elle en est sortie, elle a gardé ses distances. Toujours à nous surveiller du coin de l'oeil, elle s'est approchée à pas de loup, pour mieux s'enfuir dès qu'on faisait un geste vers elle.

Nous ne l'avons pas brusquée, et petit à petit, elle s'est habituée à nous. Salomé, d'abord, a gagné centimètre après centimètre, jusqu'à pouvoir la caresser. Elle n'est pas méchante, elle a juste peur.

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Elle a pris ses marques. Très vite nous avons su qu'elle se plaisait chez nous. Même si elle évitait le contact direct, elle n'était jamais très loin de nous. Lorsqu'elle a franchi la première fois le portail, elle a fait le tour du grillage, et elle a attendu qu'on vienne la chercher (maintenant, elle sait rentrer toute seule). Elle ne quitte pas Cachou. Et quand nous les voyons courir ensemble, il ne fait pas de doute qu'elle n'est pas aussi pataude qu'il y parait au premier regard.

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Elle nous accompagne dans nos balades sur les chemins forestiers, elle est la première à rentrer le soir.

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pistache

Elle est chez elle. Elle aboie quand passe la facteur, elle aboie quand passe un tracteur. Et si on ne la rentre pas au crépuscule, elle aboie toute la nuit. 

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Elle est chez elle. Dans le jardin, dans le garage, et même dans les jardinières...

Elle s'appelle Pistache, et chez elle c'est chez nous. C'est notre grosse mémère, notre toutoune, notre Pistache.

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Posté par Marc FH à 06:30 - Commentaires [10] - Permalien [#]

dimanche 13 avril 2014

La campagne, ça nous gagne...

Ce n'est pas en Bourgogne que nous rêvions de vivre, mais les impératifs de la vie nous ont fixés ici.

Si l'hiver y est bien gris et flatte nos envies d'évasion, les premiers soleils du printemps nous font voir notre campagne d'un oeil plus bienveillant.

C'est ici que nous vivons.

les massons

Presque au bout de la route, juste avant la forêt d'Othe...

chemin foret

... on trouve une mare aux fées et des grenouilles.

mare

On se pose sur un banc au retour d'une promenade

banc

dans le jardin, les jonquilles sortent de terre

jonquilles

et le cerisier est en fleurs

fleurs cerisiers

Lorsque la magie de notre campagne nous échappe, Salomé l'arpente Nikon en bandouillière et nous en ramène des parcelles qui nous la font voir autrement. Elle se penche sur les fleurs, les plantes, les animaux, les paysages... 

fleur boule

puits

plante a pois

poney

mare2

Nous n'avons pas choisi de vivre en Bourgogne et si l'occasion nous en est donnée nous voguerons vers des cieux plus cléments. Mais nous garderons de notre campagne de jolis souvenirs.

Posté par Marc FH à 18:25 - Commentaires [6] - Permalien [#]

mardi 8 avril 2014

L'objectif de Romeo

                                                                                                                
Romeo, c'est Salomé sans les cheveux,
Romeo, c'est tout sa soeur, en garçon
Romeo et Salomé, c'est blanc bonnet et bonnet blanc...

Des phrases qu'on peut entendre dans cette maison tant ces deux là ont des similitudes de caractère...

Aujourd'hui, Romeo marche sur les traces de sa soeur pour autre chose qu'une certaine propension à l'insolence, ou leur promptitude à s'enflammer. 

Notre petit bonhomme plus si petit que ça s'est emparé à son tour de l'appareil photo.                                                                                         

Copie de Meo 6Comme sa soeur, il a calé Pistache dans son objectif.

Meo 7avant de se tourner vers la remuante Cachou.

Meo 8Il a réussi ce miracle, de faire poser Oscar sans grimace.

Meo 10Les fragiles fleurs de Cerisiers

Meo 1Les champs de colza derrière la maison

Meo 2Son tout premier selfie !!!!

Meo 3Une petite trouée dans les nuages

Meo 5Les kerrias japonica près du portail...

 

Posté par Marc FH à 06:30 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

lundi 7 avril 2014

Oscar, avec et sans...

                                                                                                    1

Oscar a découvert les rollers voici quelques semaines déjà.
Il a d'abord fait le tour du salon, en se tenant aux meubles. Prudemment.
Puis il a tourné de plus en plus vite, et avant de devenir fous on l'a envoyé jouer dehors.
Heureusement, les premiers soleils réchauffaient notre campagne.

En quelques heures, il avait pris assez d'assurance pour dévaler la pente, au bout de la route (oui, nous habitons la vraie campagne, celle avec des vaches et des tracteurs dans les champs, alors il ne va pas au bout de la rue, il va sur la route).
Il s'est pris au jeu jusqu'à faire la course avec son grand-frère.

C'est notre Oscar à roulettes.

vélo 4Puis, profitant de la douceur de dimanche, il a pris son vélo, et il s'est lancé, sur la même route.
Comme ça, hop hop hop. Avec un peu d'appréhension quand même. Mais volontaire, parce que conscient que cette fois il était temps d'y aller.

Vélo 5L'an dernier il n'avait pas vraiment réussi à dépasser sa crainte de tomber.
Les roulettes le rassuraient.
Mais l'an dernier, il était en maternelle.
Cette fois, il s'est élancé. Et comme pour le roller, il a trouvé son équilibre. L'impulsion. L'envie.

Vélo 6

Le voilà parti comme un grand.

C'est notre Oscar sans roulette.

Posté par Marc FH à 07:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

dimanche 6 avril 2014

Amitié, quand tu nous tiens...

C'était il y a déjà quelques années. Une amitié de 30 ans volait en éclats, une amitié de 30 ans faisait les gros titres de la presse. Une amitié de 30 ans faisait les frais d'une campagne électorale.

J'ai regardé autour de moi, parmi mes proches. Je me suis demandé si avec de l'argent ou du pouvoir en jeu certains seraient prêts à tout.

Mais Non ! personne autour de moi. IMPOSSIBLE !!!
Je le pensais alors.
Parce que j'ai des amis, des vrais. 
J'ai des amis depuis l'enfance, des amis qui ont su me trouver à chaque fois qu'ils avaient besoin d'aide, de soutien, d'un conseil.
Des amis avec lesquels j'ai partagé les joies et les peines, des amis à qui j'ai ouvert mon coeur.

Et pourtant.
Je dois avouer qu'à 46 ans, la vie m'en apprend encore.

J'ai (enfin, j'avais désormais) des proches (de leur portefeuille, en fait) qui sont finalement bien loin du sens moral qui est le mien. Des personnes qui ne connaissent que leur propre intérêt. Des personnes sans intérêt, du coup.
De ces personnes qui s'estiment supérieures aux autres, parce qu'elles sont perchées sur un gros portefeuille.
Le leur ? Même pas, celui que leurs parents ont constitué pour eux. Ils ont du mal à nous voir, du haut de leur piédestal.
C'est qu'ils ont la vue basse, assommés qu'ils sont de leur suffisance, leur arrogance, leur mesquinerie...
Aveuglés par leur connerie.

Ces gens-là sont capables de vous appeler au lendemain d'un événement tragique, en plein deuil, pour vous proposer de passer quelques jours dans un gîte qui leur appartient et qui n'est pas encore ouvert au public. "ça nous fera plaisir, vous nous direz ce qu'on peut améliorer, allez venez, c'est à nous que ça rendra service."
A la veille de notre arrivée, ils préciseront, quand même, qu'il faudrait prévoir 150 € "pour les frais". Un peu douchés (tant qu'à payer, autant choisir sa destination, non ?), on fera l'effort. Pour les enfants, qui n'auraient pas compris.
Le lendemain de notre départ, on apprendra qu'on nous reproche notre manque de savoir-vivre. "Ils n'ont même pas offert un bouquet de fleurs".
Pour 150 €, j'ai une petite idée de l'endroit où ils peuvent se les mettre, leurs fleurs... 

On a tenu, quand même, nos engagements. Malgré notre déception. On a essayé de ne pas leur en vouloir. J'ai essayé de ne pas leur en vouloir. Après tout, c'est mon ami d'enfance, je le connais depuis plus de 40 ans. On s'est dit avec Nat qu'ils étaient des enfants gâtés, trop gâtés sûrement. Et puis, moi, l'amitié, je n'y renonce pas comme ça, d'un claquement de doigts. Je suis du genre fidèle. 

Mais pas fidèle au point de ne pas tirer un trait le jour où vraiment les bornes de l'indécence sont dépassées. 

Ces bornes, celui qui était mon ami depuis toujours les a passées.
Lui, et sa femme, dans un même élan de malfaisance. Allègrement, sans honte.
ça fait mal, parce que ce n'est fait que pour nuire. 
C'est maladroit et mal monté, c'est sans fondement parce que je n'ai rien à me reprocher.
C'est stupide, parce que j'ai démonté l'attaque en quelques minutes.

Mais ça reste une attaque. Violente.
C'est une plainte contre moi, une plainte qui n'a pas abouti, une plainte qui lui a même valu de la part de celui qui l'a instruite un rappel de la définition de la dénonciation calomnieuse.
Une plainte ridicule, certes, et mensongère, malhonnête, mais l'intention était là.

Et ça me laisse un sentiment d'écoeurement et de tristesse. 

J'en reste là, parce que je ne veux pas leur donner plus d'importance qu'ils n'en ont dans ma vie, c'est à dire aucune désormais.
Je les laisse au vide de leur inhumanité, de leur amoralité. 

Je tourne cette page d'une amitié de 40 ans. 

Sans regret. Définitivement. 

Marc

 

**************

 

Que puis-je ajouter aux paroles de Marc ? 
Je partage sa vie depuis plus de 11 ans. 
Je connais ses qualités, je sais l'homme qu'il est. 

Cette attaque brutale et injustifiée, cette trahison, cette désaffection, je n'en suis pas surprise.

Marc est tellement droit qu'il ne saurait imaginer qu'il n'en soit pas de même de ceux qu'il aime.
Il souffre des entailles que lui portent ceux qui profitent de sa gentillesse, de cette bonne volonté qu'il met toujours au service des autres, et particulièrement de ses proches. 

Mais depuis que nous sommes entrés dans sa vie, Théo, Salomé et moi, j'ai cette prétention de croire qu'il a trouvé une certaine forme de bonheur, d'harmonie, de sérénité. Marc profite d'une famille qu'il a fait sienne et construite.
Il a moins de temps pour les autres, n'est plus corvéable et taillable à merci. Il se recentre sur ceux qu'il aime et qui l'aiment.
Alors, il devient moins intéressant pour ceux qui ne sont qu'intéressés. 

Au fil du temps, on a vu disparaitre les profiteurs. Ceux qui avaient toujours besoin d'un conseil, d'un papier à remplir, de lui prendre son temps.

Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie.
Celle de l'ignominie, celle d'une dénonciation calomnieuse. 
Sans succès.

L'innocence de Marc a été reconnue. Elle n'a même jamais été mise en doute. Dès l'instant où le courrier de "son ami" est arrivé dans les mains d'une autorité compétente, tout a été clair. Heureusement.

Il reste pour Marc cette blessure d'une amitié trahie sur l'autel de la jalousie. Je n'oublierai pas (et lui non plus)

#CodePénal226-10 Clic

Natalie

Posté par Marc FH à 21:14 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

lundi 31 mars 2014

Ce silence qu'il faut bien briser

Un message en juillet 2013, un anniversaire, des sourires d'enfants, et puis plus rien.

De temps en temps, une copinaute qui demande "bah, et ton blog ? T'as plus rien à dire ?"
"Tiens, y'a longtemps que tu ne nous a pas mis une recette" 
"Et sinon, ton papa, ça va mieux ?"

Non, ça ne va pas mieux... 

On avait su en mai, que ce serait difficile. Ce mois de mai qui ne m'épargne guère, et encore moins mes proches.
Au fil des semaines on a joué aux montagnes russes, des nouvelles qui paraissaient bonnes, des accalmies, des moments de doute, et puis la chute, vertigineuse. Jusqu'à ce "on ne peut plus rien faire". Inacceptable, et qu'il a bien fallu pourtant accepter. On a attendu. En silence. 

On a tiré le rideau, plutôt que de faire semblant. L'été s'est écoulé. Les garçons ont eu 18 ans, 9 ans, 6 ans. 
Les messages se sont espacés, et on en est resté là.

Le silence s'est installé, parce que parfois c'est plus facile. On babille, on piapiatte, on fait du bruit, on s'agite quand tout va bien.
C'est génétique, il parait, d'être bruyant, quand on est Portugais. ça inquiète parfois les conjoints, qui arrivent de familles plus conventionnelles, cette aptitude que nous avons lorsque nous sommes réunis de parler tous en même temps, de ne pas s'écouter mais de s'entendre quand même. 

La peine nous a rendus muets. 

Papa nous a quitté en novembre. 

Il nous manque. Terriblement. 
Ses petites blagues. Ses manies. Sa présence. 

Le printemps qui revient sans lui est cruel. 
Les genets qui refleurissent, les pervenches du jardin. 
Avec ce soleil, il est facile de se l'imaginer trépignant d'impatience de reprendre la route pour ses tournées de lavoirs préparées aux mauvais jours. Il aurait râlé, tempêté, parce que le gps se trompe (il parait même que parfois les ailes des éoliennes perturbent les gps), il aurait escaladé des talus, franchi des fils barbelés, pour prendre une photo, une belle, en soignant le cadrage et la lumière. 
Il aurait laissé Maman conduire sa Twingo rose (pardon, pas rose, plutôt Fuchsia), c'était leur routine, Papa qui trace les trajets, minutieusement, sur la carte, et Maman qui conduit. En rentrant, il aurait choisi les plus belles photos, pour alimenter le site des lavoirs, qui lui tenait tellement à coeur.

Celui pour lequel il m'a fallu écrire un nouveau message d'accueil. C'est fait depuis ce matin, il ne me reste qu'à l'envoyer à Maman. Il fallait ça pour briser le silence.

Écrire un texte qui dit qu'il est parti, c'est accepter - un peu, rien qu'un peu - qu'il le soit. 

papa et maman

Posté par Natalie FH à 14:32 - - Commentaires [18] - Permalien [#]

mercredi 24 juillet 2013

Oscar grandit

                                                                                                      

avant, j'avais 5ans... mais c'était avant !

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Alors mes copains m'ont organisé une petite fête !!!
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Posté par Marc FH à 00:02 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

dimanche 7 juillet 2013

les 9 ans d'un grand bonhomme...

                                                                                                        

Joyeux Anniversaire mon grand !

Romeo a 9 ans cadeau des 9 ans

Posté par Marc FH à 00:29 - Commentaires [5] - Permalien [#]